la formation des jeunes en bijouterie joaillerie

 

Un exemple de parcours d’une jeune créatrice originaire d’Ariège:

Julie Séguélas, jeune créatrice de bijoux lavelanétienne, est aujourd’hui à l’INMA, Institut National des Métiers d’Art à Paris. Elle y présente son bijou « Source de chaleur » devant un jury qui doit décerner le prix SEMA national. Ce prix destiné à mettre en valeur de jeunes talents a pour objectif d’encourager et de valoriser les savoir-faire spécifiques aux métiers d’art à travers les œuvres réalisées par les élèves de lycées professionnels.

Interview par le journal la Dépèche du Midi (paru le 27 01 2011):

Le concours SEMA a beaucoup d’importance pour vous ?

Oui, j’y vais avec beaucoup d’espoirs, ce n’est pas que j’aime la compétition, mais c’est pour l’adrénaline, comme un défi… Mais il n’y aura qu’un gagnant. Fin juin 2010, j’ai eu le premier prix SEMA régional, ce qui me permettait d’être retenue directement pour le concours national.

Comment êtes-vous arrivée à ce grand moment ?

J’ai su très jeune que je voulais faire un métier manuel, si possible dans la création bijouterie, serti et joaillerie. A 16 ans, j’ai quitté le collège Pasteur, ma famille et le pays d’Olmes pour le lycée professionnel Jean-Guehenno, à Saint-Amand-Montrond (18). Durant cinq ans, j’ai travaillé, j’ai appris ; au bout, le bac pro brevet métier d’art, une année supplémentaire pour une mention complémentaire, en 2009 et 2010, j’ai créé « Source de chaleur », le bijou que je présente au concours national. Voilà, je vis une réelle passion, c’est ce que je voulais faire, je sais créer un bijou de A jusqu’à Z.

« Source de chaleur », pourquoi ?

Il fallait expliquer la création autour d’un thème. La chaleur est quelque chose qui me touche, me donne le sourire, me calme et m’apaise (ses yeux s’illuminent). Elle peut s’exprimer sous différentes formes, j’ai choisi d’exprimer mes sentiments à travers la création de bijoux. La raison de ce thème ? La chaleur, c’est la naissance et la vie, elle s’éteint par la mort, ce que je redoute le plus au monde. J’exprime ces sentiments qui, à travers le bijou, continueront d’exister et ne disparaîtront jamais.

Fini donc les études, l’internat, vous entrez dans la vie active ?

L’an passé, j’ai fait une expérience de quatre mois à la bijouterie Carles, à Poitiers ; je réparais les bijoux, une opportunité que je ne pouvais pas rater, je ne regrette rien. Depuis quelques semaines, je suis à Pamiers, à la bijouterie Gomez, le même travail ; j’espère que ça va durer, réparer, c’est redonner la vie à un bijou.

Vous avez en fait une âme d’artiste ?

Oui, peut-être, en fait j’aime quand on peut s’exprimer et faire passer des messages, la peinture, la photo, que j’aime beaucoup à la manière de Lili Eyes, mais aussi la lecture (dans le train qui l’a conduite à Paris, elle a lu « Le Premier Jour », de Marc Lévy).

Retrouvez Julie Séguélas sur son profil Facebook « bijoux une histoire », qui deviendra plus tard « plus qu’un bijou, une histoire ». L’article original sur :http://www.ladepeche.fr/article/2011/01/27/999404-Lavelanet-Julie-comme-un-bijou.html

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