Costumes et bijoux roussillonnais: el ball del Roser de Banyuls

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« Les exemples précités sont fort suggestifs. Nous pensons, nous qui sommes pour le maintien intégral de la tradition, que l’on pourrait utilement créer à Perpignan un foyer de nos traditions locales par le moyen d’une ‘Ecole de danses catalanes. On connaît la spirituelle boutade de Mme Jules Pams, au concert qui lui fut donné le 29 août dernier, à Banyuls-sur-mer et à Port-Vendres, à l’ancien Ministre de l’Intérieur, M. Jules Pams, et à M.. Emmanuel Brousse, notre actuel Sous-Secrétaire d’Etat aux Finances. Les Pabordes et Pabordesses du Rosaire de ces deux villes firent à ces hautes personnalités roussillonnaises l’agréable surprise de danser, en leur présence, le traditionnel bail de les Pabordesses. Mme Jules Pams trouva si bien cette vieille danse catalane qu’elle ne put s’empêcher de s’écrier : « C’est tout de même mieux que le tango. » Evidemment. Mais la leçon, venant de si haut, sera-t-elle comprise ? C’est à désirer. Il n’en ressort davantage que, pour mieux vulgariser le goût de ces sortes de danses locales, trop délaissées, les dames de la société devraient être les premières à en ramener le retour en Roussillon, par les moyens qu’ont adoptés les dames limousines et marchoises de Paris à l’égard des anciennes danses de leur pays. Quoi de plus pittoresque, de plus caractéristique, de plus inoffensif que le contrepas, le bail de ramallet, le bail de les Pabordesses, etc., qui constituaient autrefois le « clou » de toutes nos fêtes catalanes ! Avec bonheur nous en saluons aujourd’hui l’heureuse rénovation en beaucoup de nos villages roussillonnais !

N’oublions pas leurs accessoires nécessaires : l’élégante coiffe catalane des danseuses, les anciens airs et instruments, y compris le tambourin, de nos si pittoresques coblas, ni non plus les bonnes chansons du pays : lo Pardal, la Bepa, Montantes Regalades, etc.

De timides essais ont été faits pour nous ramener le retour de ces belles traditions d’antan. Espérons qu’elles se propageront avec plus d’activité là où elles ne sont qu’à l’état de simple souvenir, à l’occasion surtout de toutes nos fêtes locales. Non, rien ne vaudrait, pour stimuler les ardeurs de tous, comme l’établissement, à Perpignan, d’une école de danses et de chansons catalanes, sur le modèle de celle que nous venons d’indiquer. A quand la première inscription, la première représentation et le premier concours dans notre grande cité pyrénéenne ? Sera-ce pour la prochaine « Saint-Martin » ? Ce serait si moral, si réjouissant, si exquis pour tous les âges et pour toutes les classes de la société !

Aixi sigui, donchs ! »

En Père de Mallolas, La Revue Catalane, 1920.

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