Manifestation pour le « PAYS CATALAN » le 10 septembre 2016 à Perpignan.

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Plusieurs milliers de personnes sont attendues samedi à Perpignan pour demander la reconnaissance du Pays catalan dans le nom de la nouvelle grande région Occitanie avec cette fois-ci le renfort de la gauche dans les cortèges.

« Avec 5 000 personnes dans les rues, ce sera un succès. À 10 000, ce sera un triomphe. » Les organisateurs de la manifestation « Oui au Pays catalan » du samedi 10 septembre fourbissent leurs armes. Le comité a vu le jour en avril dernier au lendemain de la consultation citoyenne lancée par la présidente Carole Delga concernant le nom de la nouvelle grande région. Le mouvement d’opposition à la seule dénomination « Occitanie », cornaqué par le parti Convergence démocratique de Catalogne (CDC), compte bien faire de cette manifestation « un électrochoc pour tout un département ». C’est en tout cas le discours tenu mardi au cours d’une conférence de presse par les principaux protagonistes. Ces derniers promettent « une journée revendicative mais aussi festive et familiale avec un parcours qui pourra varier en fonction de l’ampleur de la mobilisation« .

Dès 14 heures sur la place Catalogne, castellers, sardanistes, musiciens et gegants lanceront les hostilités alors que le groupe les « Al Chemist » clôturera en chanson, devant le Castillet, cette journée avec le titre « Occexit », devenu l’hymne des opposants à l’Occitanie.

  • Les divergences mises sous le tapis

Trois mois après la mobilisation en demi-teinte du 18 juin où moins d’un millier de personnes avait défilé dans les rues de Perpignan, il semble que la prise de conscience a franchi un cap durant l’été. Absente de la première manifestation, la gauche semble s’être enfin décidée à se mobiliser quitte à se fâcher avec la majorité socialiste de la région et sa présidente Carole Delga. Sur les ondes de France Bleu Roussillon, la secrétaire d’État Ségolène Neuville n’a pas hésité à parler du terme « Occitanie » comme une blessure « pour nous tous et pour moi-même ».

La conseillère départementale appelant même la majorité régionale à revoir sa position. Avant elle, c’est l’ancienne députée socialiste Renée Soum qui avait lancé la fronde en déposant un recours citoyen devant le conseil d’État. Elle devrait annoncer aujourd’hui, symboliquement depuis l’hôtel du département aux côtés de la présidente du conseil départemental, sa participation à la manifestation de samedi. Avant cela, elle sera reçue jeudi à l’Élysée pour faire entendre sa voix. Après avoir fait voter à l’unanimité le 25 juillet dernier une motion pour la dénomination « Occitanie-Pays catalan », Hermeline Malherbe pourrait elle aussi répondre à l’appel de la rue.

Du côté des organisateurs, il est hors de question de critiquer pour l’heure ce ralliement, pourtant tardif : « La poignée que l’on était le 18 juin a grandi. Toutes les initiatives contre l’appellation seule d’Occitanie sont bonnes« , avoue Jordi Vera qui a décidé de mettre sous le tapis les diverses rancunes et rancœurs.

« On ne veut pas polémiquer mais se démultiplier, c’est essentiel. » Annabelle Brunet, adjointe LR au maire de Perpignan, se félicitant même de l’aspect « unitaire » du rassemblement : « On reste des gens ouverts, près au dialogue pour faire bouger les lignes. » Cela préjuge-t-il d’une démonstration de force samedi dans les rues de Perpignan ? Toujours est-il que quelques chiffres montrent que l’opposition au nom Occitanie semble prendre forme. Ainsi ce sont 60 000 tracts et 1 000 affiches du comité « Oui au Pays catalan » qui ont été respectivement distribués et collés ces derniers jours pour appeler au rassemblement.

Source : l’Indépandant du 11 septembre 2016. Photo d’intro Zébulon Noguès.

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