Les bijoutiers solidaires

La communauté des bijoutiers de Perpignan apparaît au XIXe siècle comme un corps de métier soudé. Les solidarités s’expriment notamment en 1872, lors du cambriolage très important qui toucha l’atelier de la rue Saint Dominique du jeune bijoutier Calvet. Les autres bijoutiers de la ville organisent de manière naturelle une loterie pour lui venir financièrement en aide :
« Il y a quelques jours, des voleurs s’introduisirent la nuit dans le magasin de M.André Calvet, bijoutier, rue Saint Dominique et le dévastaient complètement.
Le jeune ouvrier venait de s’installer et son travail et son excellente conduite permettaient d’augurer pour lui un heureux avenir. Le terrible coup qui l’a frappé semblait devoir anéantir toutes ses espérances, mais ses camarades, les ouvriers en bijouterie de Perpignan, sont venus à son secours.
Ils ont organisé une loterie dans laquelle sont de très beaux lots parmi lesquels nous avons remarqué une magnifique parure de grenats fins composée d’un collier, d’une croix et d’une paire de pendants, une croix badine antique en grenats, une bague marquise et quelques autres lots remarquables par le goût qui a présidé leur choix.
Les lecteurs voudront s’associer à la pensée qui a guidé les ouvriers bijoutiers et leur viendront en aide. Le prix du billet est de 50 centimes. Un dépôt est établi chez M.Clément Thoubert, 15 rue des Trois rois et chez M. Velzy, bijoutier, rue Mailly, 50 » .

Le Roussillon 04 09 1872

Le Roussillon 04 09 1872

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