Bijouterie de deuil au XIXe s.

 

Boucles d'oreiilles milieu 19eme s., or et jais, perles et pierres de couleur, Boston museum, USA.

Boucles d'oreilles milieu 19eme s., or et jais, perles et pierres de couleur, Boston museum, USA.

Les matières employées et sa fabrication à la fin du 19e s. sont de différentes natures.

Le jais naturel se travaille hors de France; il est au contraire fort employé en Angleterre, principalement pour en faire des colliers de boules facettées. En France on se sert d’une imitation de jais en émail ou en verre; on la prépare en appliques de formes diverses, taillées à facettes ou à biseaux, plates en dessous, qu’on fixe avec de la cire noire sur des fonds en fer découpé; on arrive à exécuter, en les juxtaposant, des dessins très variés et l’éclat miroitant de cette bijouterie relève heureusement la monotonie d’une toilette entièrement noire.

Ces morceaux de verre, dont la valeur est faible, sont taillés et façonnés par les mêmes procédés que ceux employés pour le, jais, de manière à leur en donner l’apparence. Le bas prix auquel on livre ces parures au public peut déjà les faire reconnaître par l’acheteur, mais indépendamment de ce moyen de les différencier de la matière qu’on a cherché à imiter, la taille peut encore les faire reconnaître. En effet, elle est beaucoup moins soignée, en raison du bénéfice qui doit être assez faible pour faire préférer l’objet imité à la pierre vraie. Un oeil assez exercé ne s’y méprendra pas. Le même moyen de contrôle peut servir à différencier les objets autres que les bijoux de deuil et les parures pour lesquels on a employé le verre, au lieu du jais véritable.

L’emploi de la corne de buffle, matière très malléable, a pris une grande extension, surtout pour la fabrication des chaînes qui, en se substituant aux chaînes en caoutchouc étrangères et même au jais anglais, est devenue l’objet d’une exportation assez importante. Enfin on utilise encore le bois durci, composé de sciure de bois et d’albumine, principalement de palissandre et de sang de boeuf, qui se moule comme l’écaille.

Anonyme, portrait de femme, vers 1850, collection particulière.

Anonyme, portrait de femme, vers 1850, collection particulière.

 

 

Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterPin on PinterestEmail this to someone
Ce contenu a été publié dans Bijouterie XIXe s.. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *