Portrait d’Amable Tastu (1798 – 1885)

Tastu Amable

Tastu Amable

 

Née Voïart, Amable Tastu est issue d’’un univers bourgeois où l’’aisance, la rigueur, mais aussi la culture se mêlent pour fonder des principes solides d’’éducation. Militaire de carrière, son père avait une grande sensibilité artistique, et fut à l’’origine de la publication de son premier poème, Le Narcisse, en 1815, dans Le Mercure.
A 7 ans, elle perd sa mère. En secondes noces, son père épouse Élise Petitpain, qui partagera avec elle ses connaissances en lettres et langues vivantes, mais aussi beaucoup de tendresse.
En 1809, à l’occasion d’’une rencontre avec l’’impératrice Joséphine, Amable lui compose un poème : Le Réséda. Celle-ci l’’encouragera à poursuivre ses travaux littéraires.
En 1816, elle épouse l’’imprimeur Joseph Tastu, avec qui elle part pour Perpignan. En 1819, après la naissance de leur fils Eugène, ils s’’installent à Paris.
En 1820, l’’Académie des Jeux floraux (Toulouse) lui décerne une récompense, le lys d’’argent, pour son poème La Veille de Noël. Cette même année, Lamartine publie Les Méditations, recueil qui inaugure le romantisme littéraire.
Elle reçoit encore 3 prix de cette Académie. Ses écrits correspondent tout à fait aux critères esthétiques du romantisme : une poésie baignée d’’une sentimentalité intense mais épurée.

Madame Tastu acquiert ainsi une certaine notoriété, et compte parmi ses admirateurs Madame de Genlis, Madame Desbordes-Valmore, Victor Hugo, Lamartine, Sainte-Beuve….

Elle est accueillie au Cénacle, cercle littéraire présidé par Charles Nodier. Dès 1825, on trouve ses compositions dans Le mercure de France ou La Muse française. C’est également à cette date qu’’elle fait son entrée à l’’Académie de Metz.
Dans L’’Ange gardien, elle esquisse timidement le besoin de libération des femmes. Ainsi fait-elle parfois preuve d’anticonformisme, ce qui lui valut l’’estime de Sainte-Beuve.
En 1830, la crise industrielle les oblige à vendre l’’imprimerie. En 1836, elle réalise un recueil de contes en 6 volumes avec sa belle-mère Élise Voïart.

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