Dernier meeting européen à Turnov (République Tchèque), 15 au 17 mai 2013.

Suite aux précédentes rencontres de Koblenz, Vilnius, Perpignan et Debrecen, la dernière rencontre s’est déroulée à Turnov en République Tchèque. Les partenaires de l’école d’arts appliqués et le Musée ont donc accueillis les homologues Tchèques, allemands, Lituaniens et français durant trois jours afin d’achever les sessions de travaux. Il y a eu aussi des visites sur site.

Jeudi 15 mai 2013

Accueil des participants à l’école d’enseignement artisanal de Turnov. Visite de l’école, des ateliers de taille de pierres fines, de bijouterie ainsi que de restauration d’objets anciens en métal, dont des pièces d’orfèvrerie religieuse. Les objets traités font l’objet par les étudiants d’une étude scientifique. Nous avons notamment pu voir un ostensoir du XVIIIe siècle dont certains décors étaient réalisés en serti clos avec des verroteries colorées sur paillon, ainsi que la pendue en ambre du Musée de Turnov, restaurée.

Constance Kuesel, responsable de projet, fait le point sur les avancées des différents partenaires sur les leçons d’apprentissages concernant les différentes techniques de bijouterie orfèvrerie développés par des différents partenaires. Il s’agit de mettre en place un référentiel commun permettant de normaliser les degrés d’apprentissages. Les partenaires hongrois présentent le tableau de formation pour les techniques d’émaillages.

L’après midi, nous visitons une brasserie traditionnelle de bière tchèque, dont la rénovation a fait l’objet de financements européens.

Jeudi 16 mai 2013 :

Le lendemain, la session de travail a repris avec les problématiques de restauration des bijoux.

Des analyses sur l’ambre de la baltique (Lituanie) réalisée par les partenaires de l’école de Turnov ont donné lieu à un échange sur sa datation et les problèmes de la conservation de ce matériau.

Les partenaires lituaniennes ont présenté sous forme de tableaux les différents problèmes chimiques de corrosion qui se présentent sur les objets en argent et en or, ainsi que différents alliages que l’on retrouve communément employés par les orfèvres aux XVIII et XIXe s.  Ces descriptions de techniques anciennes sur des objets provenant de collections des musées nationaux par exemple, ou bien de communautés religieuses continuent à donner lieu à des échanges et des divergences quant au degré de restauration qu’il faut admettre. L’intéressant travail de recherche des partenaires allemands de l’atelier d’orfèvrerie de Valendar sur des objets religieux des musées de Vilnius (Lituanie) permettent d’aborder ces questionnements : intégrité ou bien laisser un état actuel, comprenant des rajouts au fil du temps.

Les Lituaniennes (http://www.ldm.lt/PGC/Leonardo_projektas_2013.htm) sont particulièrement attentives sur les composantes chimiques de l’objet qui définissent les corrosions dont ils sont affectés. Les partenaires lituaniennes ont donc finalisé le travail de restauration avec l’intervention du centre de Vallendar (Allemagne), atelier de restaurations de l’argenterie religieuse. Toutefois il convient de prendre en compte une éthique qui détermine le fait de restaurer des objets, et différencier ceux qui sont encore utilisés et ceux qui doivent seulement être exposés. Deux pièces ont été présentées, un calice et un reliquaire.

L’après midi il a été question du rapport final, le film présenté la dernière fois sur la technique du Grenat de Perpignan a été jugé particulièrement didactique et éducatif. Il faut maintenant lister pour les partenaires les écoles de bijouteries existant en France. Les autres partenaires possédant des écoles peuvent se consacrer chacun à un niveau d’étude : la Hongrie pour les collégiens, Turnov les lycéens et Vilnius les universitaires. Tous les aspects ont été évoqués par les différents rapports, éthiques, techniques, information des publics par les expositions… Les évaluations sont listées sous forme de questions différentes selon les différents publics visés.

Miroslav Cogan, conservateur du Musée de Turnov a montré les collections qui viennent d’être exposées dans une nouvelle partie du Musée réaménagée. L’Institut du Grenat y a trouvé temporairement sa place en exposant quelques pièces en Grenat de Perpignan. L’inauguration a eu lieu le soir même en présence des autorités, des amis du musée et des partenaires européens.

Vendredi 17 mai 2013

L’école de bijouterie de Debrecen en Hongrie a présenté des techniques d’émaillage très difficiles à réaliser (origine byzantines). Il s’agit d’un travail d’étudiant en 2e année (16-17 ans), à la fois technique mais avec beaucoup de créativité. Un film a été réalisé sur les différentes étapes de l’émaillage et du filigrane. Une évaluation a même pu être réalisée par les élèves.

En fin de matinée, Constance Kuesel nous propose de réfléchir à de nouvelles orientations afin de construire un nouveau projet de partenariat. Le problème est la difficulté d’arriver à mettre en place cette formation en restauration sous forme d’une qualification européenne (EQF). Il s’agit de niveaux de 1 à 8 qui doivent être prévus et mis en place. Cela demandera encore du temps vu les différences qui existent et le haut niveau de la qualification que nous souhaitons mettre en place.

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