Quand les Botrel chantaient à Perpignan et donnaient lieu aux rimes d’Albert Bausil.

Botrel le barde celte à Perpignan

Botrel le barde celte à Perpignan

En 1910, un couple d’artistes occupent pendant deux soirées la salle de l’EDEN Théâtre à Perpignan.

Jean-Baptiste-Théodore-Marie Botrel, auteur-compositeur-interprète français né le 14 septembre 1868 à Dinan, mort le 26 juillet 1925 à Pont-Aven en Bretagne où il est inhumé. Il est l’auteur de La Paimpolaise.

Bien préparée par la presse et la publicité, avec des relais locaux, l’arrivée et les prestations de Botrel et son épouse, accompagnés de leur pianiste (et photographe)  André Colomb,  ont un déroulement parfaitement rodé, avec  « parade » en costume breton, visite aux autorités ecclésiastiques et civiles (assortie le cas échéant d’une messe), entretien avec la presse, séance de photographies, conférence-audition (une succession de discours, chansons (parfois en duo, comme pour « Par le petit doigt ») et récitations, avec accompagnement de musique), offrandes par le public de compliments en vers et de bouquets , vente-dédicace de partitions et cartes postales, etc. Monsieur et Madame Botrel s’offrent au contact direct des gens et ne se ménagent pas, chantant, récitant et parlant sans compter, occupant l’espace public en association avec le clergé, les poètes et les musiciens amateurs, les enfants des écoles et le public qui se presse dans les salles de théâtre mais plus souvent de collèges, couvents, séminaires ou hôtels de ville et reprend en cœur ses chansons.

Ce couple d’artistes du spectacle, mais mariés, chrétiens et militants et volontiers associés aux œuvres de bienfaisance, a pu ainsi donner à voir une autre image de l’artiste et faire entendre d’autres (bonnes) chansons : un contre-modèle que l’Église peut opposer  à l’industrie délétère du spectacle d’importation.

Il faut dire que les qualités propres aux deux artistes aident à tout cela : leurs costumes, mais aussi le port martial de Botrel, la tête « solidement plantée sur un cou de breton ; ces yeux noirs qui plongent dans le lointain et semblent se fixer sur une invisible croix ; sa gaillarde poignée de main… » (« la pâleur de son teint, l’ébène de ses cheveux et de sa moustache »), son œil « bleu et clair » sa voix superbe qui « a ce léger grassayement de nos frères à deux cents milles en bas de Québec », celle « souple et riche, admirablement nuancée » et même « divine » de Léna Botrel.

Source : http://www.botrel-jean-francois.com/Theodore_Botrel/Canada_1903.html

Voir les comptes rendus dans le journal Le Cri Catalan.

Le couple Botrel

Le couple Botrel

24 fevrier 1912 le cri Catalan, poésie d'Albert Bausil en hommage aux Botrel.

24 fevrier 1912 le cri Catalan, poésie d’Albert Bausil en hommage aux Botrel.

Il est à signaler que Théodore Botrel chanta une première fois à Perpignan le 24 février 1903 (journal Le Roussillon, 24 01 1903/06 02 1903/14 02 1903, programme : 23 02 1903, compte rendu : 25 02 1903). Concert organisé par la Société Artistique et Littéraire au profit des œuvres de jeunesse, dans la salle des fêtes de la place Bardou-Job.

 

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