Il y a 50 ans, un terrible accident meurtrier pour le folklore roussillonnais.

Dépôt de 20 bougies symbolisant les 20 morts de cette tragédie

Dépôt de 20 bougies symbolisant les 20 morts de cette tragédie

HARÉVILLE-SOUS-MONTFORT

« L’attention de mon épouse et moi s’était dirigée vers le parapet arraché du pont surplombant la voie ferrée » , précise René Groscolas circulant en direction de Vittel en ce 27 juillet 1964, à minuit et quart. Le couple apercevait vaguement dans la nuit une masse de tôle écrasée sur les rails. « Nous entendions des cris et râles de souffrance. Une fillette de 14 ans cherchait à remonter le talus avec les bras fracturés. Elle ne voulait pas venir avec nous car sa sœur et sa mère (décédée dans l’accident) se trouvaient dans le bus. Elle a fini par accepter et nous avons donné l’alerte à l’hôpital », se souvient le retraité musicien.

L’accident de bus le plus meurtrier des Vosges venait d’avoir lieu : 20 morts et 7 blessés. Les 27 membres du groupe folklorique perpignanais « El Foment de la Sardana » terminait alors une tournée triomphale et se dirigeait vers le sud. Une formidable chaîne de solidarité s’est alors mise en place dans le petit village d’Haréville, à 5 km de Vittel.

Cinquante ans après, les villageois ont organisé samedi une commémoration du dramatique événement avec l’un des sept survivants de l’accident et la nouvelle génération du groupe folklorique de Perpignan. Plusieurs centaines de personnes ont répondu à l’appel du maire, Maurice Grosse. Des enfants ont apporté une à une, au pied d’une stèle, les 20 bougies symbolisant chaque défunt. « En 1964, une cérémonie avait déjà eu lieu. Je souhaitais une commémoration organisée à proximité de l’accident à l’occasion du cinquantenaire de la tragédie qui a marqué l’histoire de la commune. Les habitants de l’époque avaient apporté des draps et couvertures et accueilli les familles des victimes » , confiait, très ému, le maire.

Noyé dans la foule, un homme ne pouvait retenir son émotion. « J’avais 10 ans et je participais à une colonie de vacances. Ma sœur Marie-France, âgée de 14 ans, est morte dans l’accident. Ma mère me l’a annoncé plus tard. Je voulais lui rendre hommage » , exprimait Jean-Michel Barrat qui partageait avec beaucoup d’autres la douleur d’un être cher disparu prématurément.

Eric NURDIN (http://www.vosgesmatin.fr/vosges/2014/10/20/une-tragedie-routiere-qui-a-fait-20-morts)

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Une réponse à Il y a 50 ans, un terrible accident meurtrier pour le folklore roussillonnais.

  1. Josiane Rollin dit :

    Notre village et ses habitants ne se sont jamais remis de cette tragédie. Nous gardons dans nos mémoires et nos coeurs cet immense douleur ressentie ce jour-là. Tous les 27 juillet, nous sommes en osmose totale avec nos très chers Amis de la Sardane et nous pleurons nos chers disparus. La Sardane et Haréville sont liés à jamais par ce drame et nous aussi, aujourd’hui, nous prions et pensons à ceux qui ne sont pas rentrés chez eux et aussi aux Familles et aux survivants qui ne cessent de souffrir depuis ce jour terrible. Amis de la Sardane, soyez assurés de notre indéfectible affection et de notre amitié pour toujours. Nos pensées vous accompagnent.

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