Du costume au bijou: la Maille dans l’identité de Perpignan (5)

Chiquita et la publicité

Pour pouvoir vendre sa production, il est indispensable de mettre en place une campagne de publicité afin de diffuser sa marque. Au tournant des années 1950, l’entreprise de Perpignan Tricot-Dio invente entre autres marques la gaine Chiquita, au nom évocateur d’Espagne et dont le slogan vante les qualités du procédé exclusif déposé de tricotage en fils synthétiques :

 « la plus petite gaine du monde, la gaine CHIQUITA ».

 L’utilisation de la photographie publicitaire s’impose alors. La qualité de l’image doit symboliser la qualité intrinsèque du produit. Un film publicitaire est même pressenti. Toute cette énergie et cette inventivité ne vont toutefois pas suffire. Les gaines des années 50 vont peu à peu être abandonnées. L’activité débordante de Diogène sera aussi vaincue par la concurrence de groupes puissants. 

En 1974, un an avant sa mort, son fils Gérard (1925-1996) reprend l’entreprise qui déjà avait abandonné peu avant la fabrication des gaines, et déplace les locaux au 7 cours Palmarole. Seules les cravates continuent à se fabriquer en petites quantités par l’entreprise « troisième génération » encore actuellement.

 Si le succès de Chiquita est encore présent dans la mémoire locale, il restait aujourd’hui à en saisir toute l’importance. Henri Claude Diogène est bien un exemple d’entrepreneur dynamique qui a su faire de son entreprise l’une des entreprises les plus importantes de son époque en matière de lingerie de luxe.

Un exemple qui démontre aussi la place prépondérante qu’a toujours eu l’activité textile dans le département des Pyrénées-Orientales.

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