Georges Sand et Chopin en escale à Perpignan, 1838.

La liaison entre Georges Sand et le musicien Polonais Frédéric Chopin débuta certainement au début de l’été 1838. A cette date, Chopin fait transporter un piano chez Delacroix pour que ce dernier puisse le peindre en compagnie de sa muse, lui au piano, elle dans la pénombre.

Chopin écrit alors cette phrase qui prouve leur intimité naissante : « Elle me regardait profondément dans les yeux pendant que je jouais. »

Le scandale de leur liaison dans le microcosme parisien pousse le couple Sand-Chopin à vivre au loin son bonheur. Ils décident sur les conseils du comte Marliani, consul d’Espagne,  de partir pour l’île de Majorque.

George Sand et ses enfants, Maurice et Solange, partent les premiers, ils visitent plusieurs villes avant de faire étape plus loguement à Perpignan; à l’hôtel de l’Europe.

Chopin les rejoint un peu plus tard. Il arrive à Perpignan le 31 octobre 1838, où selon George Sand, il arriva à son rendez-vous « frais comme une rose, et rose comme un navet », alors qu’il à passé 4 jours en diligence.

Le climat des Baléares a été choisi pour Chopin lui-même atteint de tuberculose et le fils de George Sand alors âgé de quinze ans. Au centre de Perpignan, le couple loge chez M. Carcassonne, dans une bâtisse faisant office d’hôtel, rue des Abreuvoirs. De ce bref passage dans la cité catalane, on sait peu de choses sinon que le couple s’est promené dans les rues étroites de la vieille ville.

Puis les quatre voyageurs partent pour Port-Vendres. George Sand écrit : « Je quitte la France dans deux jours. Je vous écris du bord de la mer la plus bleue, la plus pure, la plus unie; on dirait d’une mer de Grèce, ou d’un lac de Suisse par le plus beau jour. »

Un bateau les emmène de Port-Vendres à Barcelone où ils descendent dans la meilleure auberge, l’hôtel des quatre nations sur la Rambla. Huit jours de passent en visites dans la capitale catalane.

Arrivé à Majorque, le couple a du mal à se loger. Cette liaison sulfureuse contraire aux bonnes moeurs de l’île, la mauvaise santé du compositeur ( « Je toussote, je tousse et je t’aime » ) font que le couple doit se replier à Valldemosa, dans une chartreuse. Chopin ne trouve pas de piano sur l’île. Il s’en fait transporter un depuis Paris. Le 21 novembre 1838, il écrit à Pleyel : « Je suis arrivé à Palma, pays délicieux – Printemps perpétuel – oliviers, orangers, palmiers, citronniers, etc, etc. Ma santé se trouve mieux – et la vôtre ? (…) Mon piano n’est pas encore arrivé. Comment l’avez-vous envoyé ? par Marseille, ou par Perpignan ? »

Le passage de Georges Sand à Perpignan lui aura certainement permis d’apprécier la production de bijoux de pierres semi-précieuses en vogue sous la Restauration, comme les grenats et les brésils (citrines). Le Musée de la vie Romantique à Paris conserve les bijoux de famille de l’écrivain, dont certains ornés de grenats.

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Une réponse à Georges Sand et Chopin en escale à Perpignan, 1838.

  1. FG Belledent dit :

    Il me paraitrait bon de citer les deux auteurs perpignanais : Casimir Carrere et le Dr Argent qui ont évoqué l’un et l’autre le séjour à Perpignan et le voyage à Majorque des deux amants romantiques.

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