La photographie à Perpignan, Alphonse Canavy et le saisissement de l’apparence.

Catalane en crinoline, cliché Alphonse Canavy, Perpignan.

Catalane en crinoline, cliché Alphonse Canavy, Perpignan.

Un intéressant article extrait du Journal des P.O. du décembre 1864 nous renseigne sur l’un des photographes perpignanais sous le règne de Napoléon III, Alphonse Canavy. La photographie permet aujourd’hui, par son rayonnement et la fascination des populations de l’époque, d’avoir un aperçu précis des modes vestimentaires de ce temps. Cela démontre aussi le repositionnement de nombreux portraitistes, obligés de diversifier leur activité professionnelle pour ne pas arrêter, faute de commandes.

« Nos lecteurs se souviennent sans doute de M. Alphonse Canavy, notre compatriote, artiste distingué, dont les travaux de céramique avaient attiré l’attention de l’Empereur, qui avait décerné à leur auteur une médaille d’or grand module.

L’attraction irrésistible exercée par notre beau pays sur tous ses enfants, a ramené parmi nous l’intelligent artiste. Et comme si ce n’était pas assez pour lui d’être peintre, statuaire, aquafortiste, il nous est revenu avec un talent de plus : il a voulu essayer de la photographie et il a ; ma foi, bien fait, car il a parfaitement réussi.

Ses portraits parfaitement modelés, se font surtout remarquer par une pose savamment étudiée. La pose est ordinairement l’écueil du photographe. Il ne suffit pas a celui-ci de reproduire les traits de la personne qui vient se placer devant l’objectif, pour que l’image soit dans de bonnes conditions de ressemblance et de perfection, il faut qu’il saisisse, à première vue, quelle sera la position la plus favorable à en exalter les beautés et à en voiler les défauts.

Pour atteindre ce but, il faut que de longues et consciencieuses études l’aient fait artiste.

Cette qualité, personne la contestera à M. Canavy. Ses œuvres en sont la preuve et si, malgré la vive amitié qui nous lie, nous avons tant tardé à parler de lui, c’est que nous attendions pour le faire, la complète installation de ses ateliers.

Aujourd’hui, il est en mesure de répondre à toutes les exigences depuis la carte de visite jusqu’au portrait grandeur nature, en noir ou en couleur ; il fera même votre statuette ou votre buste, ami lecteur, pour peu que vous teniez à laisser à votre famille un souvenir plus durable qu’une éphémère feuille de bristol.

Visitez son atelier, vous serez émerveillé de la qualité des petits chefs-d’œuvre qui sont étalés sur les étagères et vous nous remercierez d’avoir appelé votre attention sur un artiste de talent, sur un enfant du pays. »

E.F.

Il est à noter qu’Alphonse Canavy a succédé à Pierre-Germain. Il a eu une activité de dessinateur lithographe chez Justin SAIGNES en 1855 et 1856.

Canavy serait décédé en 1875, après avoir été à la fois décorateur du Théâtre de Perpignan, photographe, artiste peintre et sculpteur. En 1876, son poste de professeur de dessin au Collège de la ville est officiellement donné à Hyacinthe d’Alchimowicz, (1841- 1916).

Alphonse Canavy, photographe à Perpignan.

Alphonse Canavy, photographe à Perpignan.

téléchargementkjkjkjk

 

Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterPin on PinterestEmail this to someone
Ce contenu a été publié dans la coiffe catalane, Second Empire. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *