Broche de la Duchesse d’Orléans, 1839.

Cet exemple, s’il n’est pas de fabrication roussillonnaise, démontre l’ouverture de ce territoire aux influences de la mode par différents biais, cadeau prestigieux, voyage à la capitale, gravure de modes…

En 1839, le Duc et la Duchesse d’Orléans traversent le département pour rejoindre Port-Vendres où le fils aîné de Louis-Philippe va embarquer pour rejoindre l’Algérie. Partis de Bordeaux, ils se rendent à Perpignan en suivant la route des Corbières. Le cortège fait des haltes dans chaque village traversé. A Caudiès de Fenouillèdes, le prince d’Orléans est accueilli au Col de Saint Louis. Une plaque commémore depuis l’événement. Des danses sont exécutées et les autorités municipales font un discours d’éloges. A une jeune fille choisie pour réciter un poème, la duchesse remet en remerciement un bijou: « La princesse a fait appeler la jeune demoiselle qui lui avait récité les vers ; et lui a fait cadeau d’une superbe broche en or ornée d’une pierre précieuse » (Le journal des P.O., 1839, p.158.).

Cette broche est encore conservée par une famille de Perpignan en souvenir de cette jeune fille prénommée Antoinette. Elle représente un bel exemple de l’influence extérieure et notamment parisienne sur la bijouterie locale tout au long du XIXe siècle.

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