Les gitanes du Roussillon

Les gitanes par leur mode de vie et leurs parures ont souvent été remarqués par les chroniqueurs. Leur mise, par le biais du réemploi et de la récupération en a fait les dernieres à porter le costume catalan.

Si l’on se préoccupe déjà sous la Restauration de la disparition du costume traditionnel, celui-ci reste encore très présent chez les gitans du Roussillon, tel qu’ils sont décrits en 1842 : « sur les bords du glacis de l’avancée on voit souvent réunis par groupes des individus au teint enfumé, cheveux lisse, traits du visage fortement prononcés, stature haute et élancée, vêtus d’un pantalon montant et d’un gilet descendant à peine de quelques doigts sous les aisselles, veste toute aussi courte, garnie souvent de boutons de métal en boucle suspendus à un long chainon, bonnet rouge ou noir tantôt descendant jusqu’au milieu du dos, tantôt deux fois replié au dessus de la tète, et souvent coiffés d’un mouchoir plié en bandeau appliqué sur le front et noué par derrière, ceinture rouge ou noire à laquelle sont ordinairement suspendus les morailles, des cordes, une trousse de cuir contenant de larges et très longs ciseaux à lames arquées d’une façon particulière : ce sont des gitanos ou, en français on les appelle des bohémiens. »

En 1932, un article du journal local fournit une autre description : « Il en est qu’on distingue à peine de la masse des perpignanais : leur coquetterie un peu voyante parait celle de méridionaux accentués et il faut remarquer le teint mat des femmes, les cheveux brillants des hommes, et leurs yeux noirs pour les rattacher aux nomades qu’ils sont cessés d’être. »

« ce sont les femmes surtout qui mettent dans nos rues le pittoresque leur type. On les rencontre par groupes, vendant de corbeilles d’osier blanc ou des dentelles grossières dans un panier de jonc. Autour du marché elles offrent de boules de bleu, des aiguilles ou promènent  une pelote de paille sur laquelle elles ont piqué des fleurs de couleur. Jeunes, sur leur profil pur, souvent d’une beauté piquante, plaquent les ondes de leurs cheveux de jais que retiennent des peignes rouges. Un corsage clair, une jupe largement étoffée, un fichu croisé passé dans la taille, elles ont une démarche souple démarche nonchalante. »


Les gitanes, croquis perpignanais, l’Indépendant, février 1932.

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