Quel enjeu autour de la reconnaissance du Grenat de Perpignan ?

L’enjeu est d’éviter la perte du savoir-faire de la fabrication du bijou en grenat de Perpignan dans un contexte économique morose propice à la réalisation de ce genre de bijoux en technique de moulage.

La situation actuelle du bijou traditionnel en grenat de Perpignan est à la fois un défi à relever en termes de labellisation (artisanale et culturelle) et de protection d’aire géographie (IGP) mais également cette spécificité unique en son genre offre des perspectives en matière d’ouverture de marchés autant sur le plan national qu’international (Catalogne Sud).

 Si l’avenir de la bijouterie traditionnelle (qui concerne 12 à 15 établissements artisanaux aujourd’hui) réside dans la consolidation de ces établissements, la plus value apportée par la meilleure connaissance et reconnaissance culturelle et artisanale de la bijouterie du Grenat de Perpignan peut aider au développement endogène de la filière de la bijouterie dans le département des Pyrénées-Orientales, elle peut aussi faire émerger de nouveaux projets et aider la prospection de nouveaux marchés.

Mais le développement économique ne pourrait se passer dans une région de forte migration touristique estivale d’un lieu valorisant l’histoire d’un tel savoir-faire  dans une intelligente stratégie de singularité. Cela rentre dans le développement touristico-économique du département, répondant à une politique volontariste d’aménagement d’un lieu central pouvant redistribuer le public vers le maillage des bijoutiers traditionnels existant sur tout le territoire.

 Dans cette optique  de valorisation culturelle d’un patrimoine artisanal unique en son genre, il convient d’initier des opérations de communications destinées à une meilleure connaissance des bijoux traditionnels de Catalogne nord.

Un écueil à cela, la marque Le Grenat de Perpignan qui permet d’identifier les produits répondant à la démarche de qualité  et qui permettrait de communiquer nationalement et internationalement. Cette marque ayant été déposée par une association (la Confrérie du Grenat de Perpignan), elle ne permet pas à l’heure actuelle d’inclure d’autres détenteurs de cette technique qui n’appartiennent pas à la dite confrérie. Il est donc nécessaire de se questionner sur le bien fondé de concevoir une nouvelle signature collective et collégiale (oui mais laquelle?) permettant d’identifier les bijoux réalisés selon les techniques ancestrales dites « du Grenat de Perpignan ou Bijou Catalan« , ceci afin de permettre au consommateur de mieux les identifier.

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