IG : une des solutions pour conserver un patrimoine artisanal immatériel?

De nos jours encore, un certain nombre d’artisanats traditionnels en France restent inégalés par leur qualité esthétiques et techniques. Pour que ne disparaissent pas ces héritages du passé, l’État et les collectivités locales doivent donner les moyens de préserver et mettre en valeur les patrimoines qui fondent les identités de la France.

croix badine moderne en Grenat de Perpignan

croix badine moderne en Grenat de Perpignan

Le patrimoine que constitue la bijouterie en Grenat de Perpignan peut se diviser en deux catégories principales. D’une part, il y a le patrimoine qui se présente sous une forme matérielle, ce sont les bijoux actuels et anciens, les archives techniques, les dessins de bijoux, les documents iconographiques, les outils. D’autre part, existe une autre forme de patrimoine, qui suscite l’intérêt des acteurs économiques locaux : il s’agit de ce que l’on a appelé le patrimoine culturel immatériel. Cette désignation a été conçue pour que puissent être prises en considération des réalités, auxquelles il n’avait pas été jusqu’alors prêté suffisamment d’attention et qui n’appartiennent pas aux catégories établies du patrimoine. La créativité humaine ne s’exerce pas seulement dans l’édification de bâtiments prestigieux, elle se manifeste aussi dans la capacité d’inventer des formes culturelles originales, comme la fabrication d’objets d’art précieux. Il s’agit des gestes et techniques de cette bijouterie. On désigne donc par immatériel ce capital culturel, qu’il faut préserver d’autant plus qu’il est encore plus vulnérable que le patrimoine matériel. En effet, il disparaît avec les hommes qui en sont les détenteurs, si ceux-ci ne peuvent le transmettre.

L’immatériel, qu’il s’agisse de connaissances, de principes d’action ou de valeurs que l’homme porte en lui, ne devient du patrimoine que s’il peut les partager avec les autres hommes et dans la mesure où il peut leur donner une forme sensible – des objets manufacturés comme les bijoux eux-mêmes. De plus, le patrimoine matériel ne trouve sa pleine signification qu’en se référant aux savoirs et aux valeurs qui sont à la base de sa production.

Cet artisanat qui semble très prosaïques et n’avoir pour but qu’une simple fabrication de bijoux, possède ici une double dimension. L’une est visible et l’autre pas, cette dernière pouvant être tout aussi importante aux yeux de ses détenteurs, les « clients » pour qui le bijou en Grenat revêt une dimension ethnique.

Mieux connaître le patrimoine de la bijouterie en Grenat de Perpignan est essentiel aujourd’hui afin de préserver et de développer des emplois durables. Sa pérennité ne sera possible que grâce à des efforts concertés entre l’État, chargé de la législation, et les communautés et les citoyens, mieux à même d’identifier leur propre patrimoine ; un patrimoine qui gardera toute sa logique et sa pertinence avec le territoire où il a été créé et où il se transmet.

Des solutions particulièrement judicieuses, méritent d’être rapidement mises en place, comme la création d’un Organisme de Défense et de Gestion (ODG) considéré comme amorce de réponse au problème de conservation et de valorisation du bijou traditionnel en Grenat de Perpignan.

Pour que ne disparaissent pas cet héritages du passé, l’État et collectivités locales sont donc incités à aider les artisans bijoutiers spécialisés en Grenat de Perpignan afin de pouvoir préserver et de mettre en valeur ce patrimoine. N’oublions pas que celui-ci fonde une part non négligeable et bien visible de l’identité de la Catalogne française.

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