Pierres et perles fantaisie à Perpignan début XXe s.

L’usine de fabrication de pierres synthétiques qu’Edmond Bartissol ouvrira à Perpignan  rue Rabelais au début du XX° siècle donnera l’occasion aux bijoutiers en rupture de stocks à la guerre de 14/18 de monter sur or ces verroteries et par leur moindre coût d’en assurer une importante diffusion dans toutes les couches sociales du Roussillon. Quelques témoignages d’anciens font allusion aux déchets de ces verroteries qu’enfants ils récupéraient pour jouer. Cette usine, l’une des plus importantes au monde pour la fabrication de pierres précieuses artificielles était installée dans les locaux occupés par la suite par EDF, puis récemment par la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Perpignan.

 En 1918, une usine produisant de fausses perles de culture ouvrait aussi sur la route de Prades à Perpignan, preuve de l’importance accrue dès les dernières décennies du XIXe siècle de l’industrie du bijou en Roussillon. Ces perles possédaient un noyau de verre recouvert d’un nacrage. Elles étaient utilisées pour les bijoux fantaisie.

Escudier,J.L., Edmond Bartissol, 1841-1916, Du canal de Suez à la bouteille d’apéritif, CNRS, 2000 ; selon cette étude l’usine n’aurait pas fonctionné.

Rosine, « argenters » et joailliers du Roussillon, Reflets du Roussillon, Hiver 1967, p.11/15.

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